La Galerie SATELLITE a été fondée en avril 1992 par Marie Kawazu et Bruno Maisons, c'est une galerie d'art contemporain;  située en face du gymnase Japy,  ouverte du mardi au samedi de 13h30 à 19h.   Elle est constituée de deux espaces , l'un consacré aux artistes européens, l'autre aux artistes japonais.

SATELLITE.FR

 SATELLITE.Japon






Information du octobre, novembre 2018



SATELLITE

 

Jean François Bory & Yasuo Fujitomi

 

Vernissage mardi 30 octobre à partir de 18h

exposition jusqu'au 20 novembre 2018

 

 Jean-François Bory, né en 1938 à Paris. Il a passé son enfance et son adolescence en Asie du Sud-Est. Successeur infidèle de l'avant-garde des années 1920, d’Apollinaire à Tzara, animateur actif des mouvements artistiques et littéraires dans les années 1970, Jean-François Bory a fini par imposer un style qui n’appartient qu’à lui-même. Il est une figure historique de la poésie contemporaine reconnu internationalement. Dans son impressionnante bibliographie, citons Post-Scriptum (Losfeld, 1970), Un auteur sous influence (Flammarion, 1986), Pas tout le même jour (Flammarion, 1988), Pound provisoirement posthume (Spectres Familiers CIPM, 1998), L’auteur, une autobiographie (L’Olivier/Seuil, 2001), Anthologie Provisoire (Al Dante, 2002)… 

Yasuo Fujitomi, (1928-2017) est un des fondateurs d'ASA. il est profondément impliqué avec VOU; Il est le poéte connu comme l'introducteur et le spécialiste d'E.Pound, d'e.e.Cummings et d'E.SATIE. Dans ses poèmes, où il n'est pas attaché à la Poésie concrète pure, il rend toujours l'espace du poème épuré, liberement construit avec humour et quelquefois comme racontant une histoire, avec une image composée de lignes simples et de mots.

 



Yuko Yamamoto, SATELLITE bis

 

Vernissage mardi 20 Novembre à partir de 17h

exposition jusqu'au 3 décembre 2018

 

vit à Yokohama Japon

POÉSIE NUMÉRIQUE

 

Franck ANCEL, Alain ARIAS-MISSON, Philippe BOISNARD, 

Augusto de CAMPOS, Sarah CASSENTI / Bernard BOUSQUET, 

Philippe CASTELLIN, Caterina DAVINIO, Jacques DONGUY, 

Giovanni FONTANA, Eduardo KAC, Alison KNOWLES, Claude MAILLARD

 

Vernissage le jeudi 22 novembre 2018 à 18 heures

Du 22 novembre au 6 décembre 2018 / Du 12 au 22 janvier 2019

 

La Poésie numérique est née avec le développement de l’ordinateur portable grand public (PC) à partir des années 1980. L’exposition comprend néanmoins une œuvre pionnière d’Alison Knowles (U.S.A.) de 1968, « House of dust », sous forme de sortie imprimante signée, œuvre mythique montrée à CalArts, et plus récemment au CNEAI. Mais le véritable démarrage de la Poésie numérique va se faire il y a plus de trente ans, avec les premiers PC, avec, pour cette première génération, dans l’ordre alphabétique, Philippe Castellin, Jacques Donguy, Eduardo Kac et Claude Maillard. Une émission Tracks sur Arte, en date du 12 octobre dernier, donc visible en replay, a été consacrée à la Poésie numérique, plus précisément « de Hugo Ball à la Poésie numérique ». Philippe Castellin présente la série « Fanfares », dont une trentaine de pièces ont été montrées au FRAC Corse. Sur fond de vidéo de carnaval à Compiègne, cette œuvre utilise le web pour aller chercher des données liées aux informations du jour qu’elle récupère parmi les FluxRss adjoints à de nombreux journaux et périodiques. Ces informations sont mises en forme d’un texte dont les attributs varient en fonction des données sonores. Soit une position critique à l’égard de la saturation des récepteurs par ce défilé permanent qui finit par leur ôter toute signification. De Philippe Castelin aussi, des œuvres plastiques à base de QR Codes : « Alias » et « Flanolula ». Jacques Donguy est représenté, outre par des tirages photo de captures d’écran d’ordinateur textes/images en Pure Data, son dernier travail, par des photos de Bernard Bousquet. Il s’agit d’une vidéo-projection d’un texte de lettres vert fluo, comme dans Matrix, produit aléatoirement par un Atari 520ST, disquette de 1993, miraculeusement encore en fonctionnement, sur le corps de Sarah Cassenti, à l’occasion d’une performance au Générateur à Gentilly le 6 juillet dernier. Eduardo Kac (U.S.A.) présente « Outrossim », un QR Code qui se révèle un poème après lecture anamorphique par un smartphone. Claude Maillard, auteur de « Machines vertige Sat.L. Robot » en 1994, présente des tirages numériques. Pour les années 1990, nous avons le brésilien Augusto de Campos, en Italie Caterina Davinio et en France Philippe Boisnard. Augusto de Campos, qui vient de recevoir le grand prix de poésie Janus Pannonius en Hongrie, montre des tirages d’œuvres numériques extraits de son dernier recueil « OUTRO », publié en traduction partielle dans la revue « Celebrity Cafe » #03. Caterina Davinio, qui a participé à la Biennale de Venise, montre des œuvres sur aluminium. Philippe Boisnard expose lui « Black Hole in the language », où, à l’aide d’une application sur smartphone, on peut envoyer un secret, qui apparaît, puis disparaît dans un vortex de millions de lettres tourbillonnant autour d’un trou noir. En échange, le spectateur reçoit le secret d’une autre personne sur son portable. Alain Arias-Misson montre une œuvre en plexi en 3D. Et Giovanni Fontana avec son « réel symbolique imaginaire » fait le lien avec la Poésie sonore.